Dans la forêt

16 juin 2020

Écrit par Luiza Oliveira et Harmonisé par Lucía Requejo

 

C’est dans la forêt que j’ai trouvé ma liberté.

Avec ses sonorités, ses vibrations, ses soins, ses couleurs et ses senteurs. C’est là que je me sens chez moi, à chaque fois. 

À chaque visite, à chaque saison, elle m’amène dans un espace où je me sens présente et tranquille. Je n’ai pas besoin d’expliquer, je n’ai pas besoin de rationaliser, je n’ai même pas besoin de parler.

Dans la forêt, je me retrouve, je suis, nul besoin de paraître. Je m’y sens acceptée par qui je suis, et je m’y sens célébrée.

 

À chaque passage dans la forêt, je me retrouve et je me rappelle que c’est là que j’ai découvert mon essence… et le jour où, d’aventure, la crainte de m’oublier survient, je sais que c’est à cet endroit là que je vais aller le récupérer.

C’est dans la forêt que j’ai appris à composter mon anxiété, ma peur et tout ce qui me dépasse.

C’est dans la forêt que j’ai appris la signification du mot “patience” comme une forme de pratique et de présence. Pratiquer la patience comme un choix, avec lequel j’apprends encore et encore, à chaque fois.

Avec la présence et la patience, j’ai appris à puiser et à affiner plus mon écoute vers l’intérieur et vers l’extérieur.

Avec la présence, la patience et l’écoute, j’ai amélioré ma capacité d’empathie, sans sombrer dans des dynamiques du sacrifice.

 

Dans la forêt j’ai appris à être authentique et à l’écoute de mon ressenti.

Dans la forêt j’ai appris que je suis, moi aussi, la forêt.

Dans la forêt j’ai compris que je peux la semer partout, la forêt, et avec mon imagination, je peux la multiplier de mille manières.

Dans la forêt je trouve la nourriture pour mon corps, pour mon esprit, pour mon âme.

 

Dans la forêt j’appartiens, je joue, j’observe, et j’apprends.

Dans la forêt j’ai appris à lire l’histoire que n’est pas écrite dans les livres.

Dans la forêt j’ai appris que la vrai loi de la jungle, c’est l’entraide.

Dans la forêt j’ai appris que le geste plus révolutionnaire dans une culture qui ne promeut que de la compétition, et qui crie sur tous les toits que la seule réalité qui existe, c’est celle du manque, est de propager l’abondance, silencieusement, à chaque geste.